CCIT, Chambre de commerce et d'industrie de toulouse

CCI, l'appui aux entreprise par la CCI

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Historique

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Les premières Chambres de Commerce (à l’exception de celle de Marseille qui est beaucoup plus ancienne) furent créées par Louis XIV à partir de 1701.
La constitution de ces assemblées consultatives fut la conséquence logique de la création, en 1700, du Conseil de Commerce - instance suprême chargée des affaires du commerce français. Les Chambres de Commerce étaient appelées à correspondre avec le Conseil dans le but de concourir à la prospérité du commerce.
Supprimées pendant la Révolution, les CCI furent rétablies par le Premier Consul Bonaparte en 1802. Leur nombre devait grandir progressivement par la suite.
Les CCI sont régies par la loi du 9 avril 1898. Celle-ci leur a conféré, en plus de la mission consultative, des attributions administratives très étendues.

La Chambre de Commerce de Toulouse est une des plus anciennes de France (elle occupe le 4 e rang). Elle fut instituée par l’arrêt du 29 décembre 1703 auprès de la Bourse des Marchands, puissante corporation et en même temps juridiction commerciale, qui existait à Toulouse depuis 1549.

Fidèle à ses missions, la Chambre de Commerce de Toulouse n’a cessé, au cours de trois siècles, de servir les intérêts généraux du commerce et de l’industrie, tout en sachant s’adapter aux nouveaux besoins, et souvent même, anticiper l’évolution de sa région.

18e siècle

Organe consultatif, la Chambre fit entendre sa voix - soit à la demande du gouvernement, soit de sa propre initiative - sur de multiples questions touchant le commerce et l’industrie. Autant elle défendait, dans le domaine de l’industrie, la réglementation rigoureuse imposée à l’industrie du textile (la plus importante de la région) ; autant elle proclamait, dans le domaine du commerce, le principe de la liberté commerciale, notamment dans le négoce des huiles, du vin et du blé, principaux produits du Languedoc.

Elle luttait avec beaucoup d’efficacité contre la fiscalité abusive, les taxes locales excessives et contre toutes sortes de monopoles.
Ses importantes activités juridiques lui ont valu une grande autorité puisque les "parères" - grandes mémoires avec un avis motivé - constituaient une sorte de jurisprudence, à l’époque où la législation commerciale était lacunaire.

19e siècle

Les actions et activités de la CCIT sont particulièrement nombreuses et variées . Elles sont en grande partieconsacrées auxquestions d’intérêt général : construction des lignes de chemins de fer régionales, entretien des canaux du Midi, navigabilité de la Garonne, défense des chemins de fer transpyrénéens, mise en place du réseau téléphonique interurbain, etc...

Ainsi la Chambre de Commerce a mené, pendant 40 ans, une lutte obstinée pour le rachat du Canal du Midi et la suppression des droits qui y étaient perçus. Elle a fini par avoir gain de cause quand la loi de 1897 a affranchi les Canaux du Midi.
De même, associée à la Ville de Toulouse, la Chambre a obtenu que le gouvernement concède à celle-ci un entrepôt des douanes – centre de rassemblement des marchandises destinées à être distribuées à toute la région.

20e siècle

Les Chambres de Commerce deviennent des partenaires incontournables de l’aménagement du territoire et de la régionalisation.

La CCI de Toulouse, suivant l’exemple de celle de Lyon, prend dès 1904 l’initiative d’organiser l’Office des Transports du Sud-Ouest – un groupement de nombreux partenaires économiques œuvrant pour le développement du transport et, plus tard, des communications. C’était une originale initiative interconsulaire, presque centenaire aujourd’hui !

Une autre création consulaire, qui ouvrait la voie à la régionalisation, a été la constitution des Régions Economiques (actuelles Chambres Régionales de Commerce et d’Industrie). La CCI de Toulouse a été à l’origine de la Région Economique de Toulouse et des Pyrénéesqui regroupait 16 chambres unies par le même objectif : recenser, mettre en valeur et développer les ressources économiques du Sud-Ouest.

La CCI a joué un rôle d’anticipation dans les domaines d’aménagement des infrastructures aéroportuaires, d’équipement des zones industrielles et, bien sûr, du développement de l’enseignement technique et commercial.

Gestionnaire de l’Aéroport de Toulouse- Blagnac depuis 1950 , la Chambre a construit, de 1951 à 1953, la première Aérogare de Blagnac affectée aujourd’hui à l’aviation d’affaires. Concessionnaire de 1960 à 2007, elle a entièrement financé et réalisé, de 1974 à 1979, l’Aérogare Blagnac II, conçue de façon modulaire pour accueillir à terme jusqu’à 10 millions de passagers.

Dans le domaine de l’enseignement commercial la CCIT a pris de nombreuses initiatives. Déjà, en 1902, elle a créé l’Ecole Supérieure de Commerce dont elle assure la gestion et le développement ; en 1964 elle a mis en place l’actuel Institut de PerfectionnementConsulaire, en jouant un rôle de précurseur dans la formation continue. Ensuite, en 1973, a été mis en place le Centre de Formation des Industries de l’Habillement, et en 1977 un Centre de Formation Industrielle pour les ouvriers et techniciens.

Par l’équipement des zones industrielles (réalisation de la ZI du Bois Vert à partir de 1964 et de la ZAC de Blagnac à partir de 1975) la CCIT a facilité l’implantation d’activités industrielles à Toulouse.

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